Retraite

Agirc-Arrco : une hausse des pensions limitée à 1,9 % en novembre, décision le 14 octobre

Selon La Dépêche, le règlement du régime interdit de dépasser les salaires. Le Revenu chiffre le gain mensuel, de 6 à 28,50 euros selon la pension, entre un scénario à 1,2 % et un plafond à 1,9%.

Pierre Tramar Par Pierre Tramar
4 min de lecture
Agirc-Arrco : une hausse des pensions limitée à 1,9 % en novembre, décision le 14 octobre
Un couple de seniors fait ses comptes devant un ordinateur portable : illustration générique, sans lien avec une situation individuelle.

La hausse des pensions complémentaires Agirc-Arrco prévue au 1er novembre 2026 serait au mieux de 1,9 %, alors que les retraités espéraient jusqu’à 2 %. Ce chiffre est un plafond issu des règles du régime, pas un taux voté : les partenaires sociaux doivent encore se prononcer.

En bref

  • Ce chiffre est un plafond issu des règles du régime, pas un taux voté : les partenaires sociaux doivent encore se prononcer.
  • Seule la part complémentaire est concernée.
  • Les détails des deux articles cités ici sont à lire chez Le Revenu et La Dépêche .

Selon Le Revenu, syndicats et organisations patronales se sont retrouvés mercredi 7 octobre pour examiner le dossier. Ils doivent arrêter le taux définitif lors d’une nouvelle réunion, fixée au 14 octobre 2026. D’ici là, rien n’est tranché.

1,9 %hausse maximale évoquée pour le 1er novembre
1,2 %scénario bas évoqué
14 millionsretraités concernés par la complémentaire

Pourquoi le plafond est passé sous la barre des 2 %

D’après La Dépêche, qui s’appuie sur des informations des Echos, le règlement du régime ne permet pas d’augmenter les pensions plus rapidement que les salaires. Les derniers chiffres de rémunération ont donc ramené la limite à 1,9 %, contre 2 % dans les discussions initiales.

Le Revenu rappelle que cette contrainte figure dans l’accord national interprofessionnel du 5 octobre 2023. Ce texte prévoit que la valeur du point suive l’inflation hors tabac, avec un mécanisme de modulation, mais il écarte pour la période 2024-2026 toute progression supérieure à celle des salaires.

La modulation peut aussi jouer dans l’autre sens. Pour préserver les réserves financières du régime, les gestionnaires ont la possibilité de limiter la revalorisation par rapport à l’inflation. C’est ce qui explique le scénario bas à 1,2 %. Selon Les Echos, cités par Le Revenu, la hausse pourrait donc se situer quelque part entre 1,2 % et 1,9 %, une fourchette que Le Revenu qualifie de provisoire.

Seule la part complémentaire est concernée. La pension de base, versée par le régime général, obéit à ses propres règles.

Calculatrice noire posée sur des billets en euros, avec des pièces et des jetons dorés de cryptomonnaies sur une table grise.
Une calculatrice posée sur des billets et des pièces en euros, accompagnés de jetons dorés évoquant des cryptomonnaies. Source : Pexels. Photographe : Marta Branco. Licence Pexels.

Ce que cela représente sur une pension

Les montants ci-dessous sont des simulations en brut, calculées par Le Revenu sur les deux hypothèses en discussion. Ils ne correspondent pas à des hausses officiellement décidées.

Complémentaire mensuelle brute Gain avec 1,2 % Gain avec 1,9 %
500 euros 6 euros (506 euros) 9,50 euros (509,50 euros)
1 000 euros 12 euros 19 euros
1 500 euros 18 euros 28,50 euros

Sur une complémentaire de 1 500 euros, l’écart entre les deux scénarios atteint ainsi 10,50 euros par mois. La différence paraît modeste d’un mois à l’autre, mais elle s’installe dans le niveau de la pension les années suivantes.

Un rendez-vous tendu après le gel de l’an dernier

La discussion s’ouvre sur un souvenir encore vif. En octobre 2025, faute d’accord entre syndicats et patronat, les pensions complémentaires n’ont bénéficié d’aucune revalorisation au 1er novembre 2025.

Cette année, selon La Dépêche, les syndicats veulent obtenir la hausse la plus forte possible, même si l’Agirc-Arrco exclut tout rattrapage du gel de l’an dernier. Le quotidien note que les représentants du patronat n’avaient, à la date de sa publication le 9 octobre, pas pris la parole sur le sujet.

Le contexte budgétaire pèse aussi sur les ménages retraités. Toujours selon La Dépêche, le projet de budget du gouvernement envisage de réduire l’abattement fiscal dont bénéficient les pensions de base à l’impôt sur le revenu, et de geler celles qui dépassent 1 260 euros, dans un moment où les ménages subissent, selon le quotidien, la hausse des prix des carburants et des produits frais.

Pour anticiper l’ensemble de vos revenus une fois la décision connue, les méthodes pour simuler sa retraite permettent de recalculer votre pension globale, base et complémentaire réunies. Les détails des deux articles cités ici sont à lire chez Le Revenu et La Dépêche.

Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Yan Krukau. Licence Pexels.